Testament de Rimbaud

De Amereida
Testament de Rimbaud
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TipoEnsayo
EdiciónPo&sie Nº 8, pp. 122-126. Éditions Belin.
CiudadParís
Fecha21 septiembre 1979

Mes chers,

Tout testament se tend vers un futur : il le prévoit, tente de le conditionner. Il faut compter avec lui selon ce que Saint Thomas dit de l’astrologie chez Dante : tout ce que l’astrologie avait annoncé du futur était certain mais non pas fatal. L’homme conservait la liberté d’accepter ou d’esquiver le pronostic. L’annonce valait pour avertissement. Chose curieuse : même pour qui jouait avec elle, l’annonce ne perdait pas sa condition inévitable de référence. Mais qu’attend-t-on d’un testament? Un héritage, un legs, un profit certain ? Mais y-a-t-il des héritages en poésie ? En fait — généralement — l’héritage ne coïncide pas avec ce que l’on attend. Et l’héritage, du seul fait qu’i! a lieu, se déploie aux quatre vents.

Un poète n’a jamais de vraie dette envers un autre poète. — Tristesse de la jeunesse du siècle et de ses « mouvements» (généalogies surréalistes). On n’est pas débiteur du cours thématique — si on peut nommer l’eau thème du fleuve — ni du style, moins encore des paroles. Un poète réel, c’est ça : un roi de son affaire, sans jamais le savoir, cherchant les voix qui confirment, même les plus anonymes et secrètes. Et pourtant tout le monde reçoit un héritage et laisse un héritage. Mais ils arrivent plus chiffrés que les biologiques. Désarroi des études, des critiques, des pespectivismes; insuffisante la formule : si p alors q. On hérite les seules maladies — pour prendre une comparaison médicale — les maladies durables et de secrète contagion — celles que seuls les héritiers connaissent. On hérite les failles géologiques qu’un poète a ouvertes dans son champ — une vicissitude du langage ? Et il y a vraiment héritage quand quelque autre poète l’accepte — rentre dans la faille. Mais pour rentrer il faut se dépouiller; ne pas être « en propre ». Je reste perplexe face à tous ceux qui témoignent du « propre»; à ces surprenants procès d’identité. Que la poésie nous garde de nos « propres morts ». Il faut que les désirs les plus forts se brûlent pour nous laisser « impropres » jusqu’à la latitude zéro de l’impropriété – sans drogues, sans inconscients, sans phantasmes, ni dévolutions d’ombres, ni écho astral, ni révélations soudaines de mon « propre anéantissement ». Plutôt la sévère mesure du « Je est un autre », et les bribes d’inconnu qui veulent parvenir aux lèvres pour se dire en se dédisant. Oui, il y a un testament intact chez Rimbaud. Il s’agit d’une quantité plausible d’inconnu qu’il a entrevu dans son temps, mais à quoi il ne pouvait pas toucher: la quantité d’inconnu que la femme va nous dévoiler. Deux tâches dans ses textes consonnent fémininement. Mais si le legs existe, comment en hérite-t-on? (Qui par exemple a reconnu le grand pays de la bonté découvert par Apollinaire ?) Il est impossible d’aborder volontairement aux régions intactes qui émergent dans la poésie. Parfois, l’un, jeté par la marée au milieu d’un courant, entraîné et résistant jusqu’à l’exténuation, heurte, ici, là, l’écueil qu’un autre poète a signalé; alors il reçoit comme un contretemps, un legs.

Et quand l’un des nôtres le soir
passe à l’endroit où succomba sonfrère,
averti par ce lieu il médite en silence
et s’en retourne plus fort.

Quelquefois on arrive à saisir un écueil et on peut recon’naître — d’un trait — la voix ancienne qui lègue, celle dont n’ont pas encore bien usé les chercheurs ou lecteurs généreux, et qui s’offre en héritage. (Conosco i segni dell’antica fiamma).

Il s’agit d’un testament de Rimbaud.

Dévotion est bâti sur ce mode. Pourtant il reste commti legs inentendu. Le texte chante, il est par là inépuisable. Cependant les paroles du poème s’offrent en héritage à une réception convenable.

DÉVOTION
A ma soeur Louise Vanaen de Voringhem :
— Sa cornette bleue tournée à la mer du Nord.
— Pour les naufragés.
A ma soeur Léonie Aubois d’Ashby. Baou!
— l’herbe d’été bourdonnante et puante. Pour la fièvre des mères et des enfants.
A Lulu, — démon — qui a conservé un goût pour les oratoires du temps des Amies et de son éducation incomplète. Pour les hommes. — A madame ***.
A l’adolescent que je fus. A ce saint vieillard, ermitage ou mission.
A l’esprit des pauvres. Et à un très haut clergé.
Aussi bien à tout culte en telle place de culte mémoriale et parmi tels événements qu’il faille se rendre, suivant les aspirations du moment ou bien notre propre vice sérieux.
Ce soir, à Circeto des hautes glaces, grasse comme le poisson, et enluminée comme les dix mois de la nuit rouge — (son coeur ambre et spunk), — pour ma seule prière muette comme ces régions de nuit et précédant des bravoures plus violentes que ce chaos polaire.
A tout prix et avec tous les airs, même dans des voyages métaphysiques. — Mais plus alors.

Avant d'ouïr le testament, il nous faut écouter sa provenance: l’inconnu d’où émerge le nouveau. Rimbaud n’a-t-il pas voulu inventer de nouveaux fleurs, astres, chairs, langues tout en nous disant« adieu » ? Avant lui Baudelaire porta la ressemblance à la poésie — le Jumelage (Lesbos) — au lieu du jeu des complémentaires de Poe (la phalène qui va s’accomplir dans l’étoile). L’analogie n’est-elle pas le sens de toute « correspondance » ? La poésie laisse de côté la beauté, et plonge, enfer ou ciel qu’importe, pour revenir avec un fragment d’inconnu. Et chez Mallarmé l’inconnu jaillit de la rencontre du même dédoublé par son reflet miroir, noces de l’analogie et de l’inconnu. Et chez Rimbaud, la vérité se veut dans une âme et un corps. Toutes ces démarches font signe vers le langage et le monde. Elle font le nombre du monde à chaque fois. Les horribles travailleurs.

Rimbaud nous signale quelque chose d’inexploré même pour lui. Après l’avoir indiqué il ajoute : « en attendant demandons au poète du nouveau — idées et formes ». En attendant quoi? la femme devenue poète. Itinéraire de la femme dévoilé dans Dévotion. Le poème signale une traversée par la femme, par le rite, jusqu’au chaos polaire, qui suppose « l’enivrement » pur, pour ensuite nous abandonner sur « mais plus alors ».

Pour ouvrir ce testament il nous faut réapprendre la compréhension que Rimbaud a de la femme. Il toucha deux mesures (en poèmes la chronologie n’existe pas, chaque pièce se tient par elle-même ou bien elle n’est rien) : « Mais l’orgie et la camaraderie des femmes m’étaient interdites ». Mur. Autre limite: le trait féminin vu comme pieta ou pure étendue, le courage féminin, « les femmes soignent ces féroces infirmiers retour des pays chauds ». Le mur et l’étendue font un certain périmètre de la femme. Sans elle il n’y a pas de monde possible, pas de possibilité d’être reçu vers la fin, vers la mort. Sans doute y a-t-il là un fond assez recouvert de lieux communs, muets pour toujours : la terre-mère, la tendresse, l’origine, etc... Rimbaud nous avertit qu’il faut traverser le mur, l’abattre: « Je n’aime pas les femmes. L’amour est à réinventer. On le sait. ». Les femmes sont obligées de rechercher une position assurée. Et si quelques-unes portent les traces du bonheur des « camaraderies », elles succomberaient aux brutes insensibles. Mais qu’est ce qui se dévoie, se perd dans la femme, dont la perte fraye l’itinéraire ? — « Coeur et beauté sont mis de côté. » Par la femme : l’étendue (coeur — courage — virtus — piété — étendue — monde) et beauté. Ce n’est pas la beauté que Rimbaud a assise sur ses genoux, c’est une autre. Ce n’est pas non plus la beauté « harmonique », mais l’inconnu avec forme ou informe.

Mais que pouvons-nous espérer des femmes dans ce temps si différent du Grec, où la parole ne rythme plus avec l’action. Un temps, le nôtre, dans lequel elle — la poésie — serait en avant ? La réponse de Rimbaud survient précise, nette : l’apparition poétique (ni sexuelle ni politique) de la femme. Car « quand sera brisé l’infini servage de la femme », c’est-àdire quand la pleine apparition poétique cassera l’état connu de la femme, alors « elle sera poète aussi ». Mais quand apparaîtra-t-elle ? « Quand elle vivra pour elle et par elle », formule incisive dans sa vertigineuse transparence.

En tout cas il est clair que le sexe féminin est lié aux naissances et aux morts. La vue sur la femme dépasse le sexe. Il ne s’agit pas d’un mode de sexualité qui tiendrait au seul plaisir. Rimbaud signale l’apparition poétique de la femme quand elle « vivra pour elle et par elle ». Et le pas est si étrange et délicat qu’il est confié à l’homme; il lui donne «son renvoi ». Il ne faut dissoudre le servage ni par le jeu des complémentaires ni par le jeu des ressemblances, ni par l’intense retrait sur sa propre image. C’est un pas délicat et étrange parce que la femme trouvera de l’inconnu; ses mondes d’idées différent des nôtres. Elle ttouvera des choses « étranges, insondables, repoussantes, délicieuses, nous les prendrons, nous les comprendrons ». Pourtant cet avent ne correspond pas au temps de Rimbaud; cet inconnu est remis à plus tard. Il nous dit « en attendant demandons... ». Peut être, si nous avons écouté le dit de Rimbaud au sujet de l’inconnu, pourrions-nous nous approcher de son poème — testament — comme des explorateurs avec une carte chiffrée. Recherche du trésor ? Il y a toujours un trésor au fond de n’importe quelle aventure comme il y a une utopie au fond de tout élan (le sans-lieu de l’avoir-lieu). Mais ce n’est pas le « trésor »; pas un enrichissement; à peine une découverte : une autre apparition qui ne jouera plus avec ses propres disparitions. Est-ce possible ?

Reprenons la traversée féminine du poème « Dévotion ». Au fond toute vraie traversée est féminine. Peut être un jour l’audacieux navigateur aussi saura-t-il que sa trace fut féminine. Car la navigation conduit à l’étrangeté, à l’ultime étrangeté de toute figure, à sa propre disparition, qualité de l’image dans l’aventure. Louise est lourde de ce sens; l’apparition même. Qui dans sa vie l’ignore? L’irruption au-delà du cercle familial, de celle qui apparaît parmi les feuilles d’une place, d’un parc ou d’un bois (nymphes), ou dans la trame urbaine au tournant d’une rue. Pour s’interdire à soimême la belle cruauté de cette apparition, l’homme se souvient, estime, abjure, passe... Louise a la fulgurante réalité des apparitions (elles emportent le lointain et la proximité, l’une dans l’autre), l’haleine luisante qui s’évanouit. Nietzsche devina la limpidité labile du visage apollinien — l’art des images. La lumière se tient d’elle-même dans l’obscurité où elle luit. L’apparition devient apparition sur l’arête de sa propre obscurité, ou disparition. Louise est bien l’appât des naufragés, de la disparition même. Sortilège de l’image. Pourtant Rimbaud dit « mais plus alors ».

Léonie, « ma sœur », elle a la forme du cercle des naissances : cauchemar d’espoirs et de morts — la chaîne de famille. La soeur peut devenir épouse, engendrer des enfants mais elle ne peut rien faire pour la parenté « horizontale » : jamais elle ne pourra faire un frère (Antigone). Ses traits cachés sur les visages de toutes les femmes portent la figure établie depuis mille ans: la science de l’espèce. Donc insuffisant pour la poésie : Baou !

Mais vraiment y-a-t-il une possibilité poétique dans la femme ? Jusqu’ici la réunion des êtres humains suppose l’existence de la femme. Le vivre en société parle de la génération et de la conception, un ordre parmi d’autres mais aujourd’hui le nôtre. La femme, en outre, porte avec soi la pieta. Piété, pitié, ou étendue qui accueille et par où on survit. Mallarmé le signale même pour la sur-vie du poème et de la parole dans des Esseintes et dans sa Nuit d’Idumée. L’extension ou piété de la femme s’étale sur l’abîme — tohu bohu — des dispatitions. Elle tient à ce don. Une sorte d’étincelle qui préexiste dans toutes les femmes. Lulu prend son départ depuis le don de l’amour, défait les cercles, affranchit son corps. L’étrange horizon qu’ont ses yeux attirent les autres, elle a les lumières féminines du temps des amies, au-delà du sexe — l’amitié. Mais c’est un instant (on l’a vu peut être sur quelque quai lointain, dans la ville — souvenez-vous de la Passante). Lulu « démon » sa déchéance; elle s’effondre dans les hommes. La poésie ne passe pas par là non plus.

Louise, Léonie, Lulu et au delà d’elles Madame. Seule, sans nom, pur chiffre. Qu’estelle ? Laissons tomber les interprétations qui surgissent de considérations étrangères à la poésie (à quoi sert-il de dire que Béatrice est la théologie, l’alchimie, Portinari ou le complexe 132 ?). Madame sans nom est l’inconnu de la poésie qui existe en les femmes, — celles qui ne sont pas encore « par elles et pour elles ». Y a-t-il quelques indices pour dépister la parole féminine ? Le poème Dévotion nous entraîne. D’abord il est nécessaire de reprendre la dimension humaine, depuis l’arc tendu de l’adolescence séduit par la cible, jusqu’à la sagesse isolée — ermite de l’arc tendu par soi et pour soi, dans la seule mission d’être ce qu’il est — cible du seul fait de se tendre. Et savoir à partir de ce renoncement à la cible, que le grand esprit appartient aux pauvres, cette aristocratie de l’esprit que Nietzsche a indiqué en nous faisant signe du côté de ceux qui s’affairent à d’autres choses que la chose vraiment importante qu’ils font. Aller dans l’autre sens que celui des biens qui s’accumulent... Mais l’esprit de pauvreté va encore plus loin. Il faut se désister même de ce pourquoi nous nous désistons; comme expliqua Maître Eckart. Dans cette nudité on pourra reconnaître le rite, le culte, puisque dans tout culte git le Dieu. (Finesse de Walter Otto saluant à l’aube et au crépuscule Hélios-Hyperion); culte qui exige l’intime querelle de notre vice le plus sérieux. Il faudra bien reconnaître que dans la plus banale manifestation du rite, la déité transcourt. Et cette croisière, ce voyage aboutit dans le pays — Circeto — des métamorphoses, du jeu fou des images, toujours recommencé; rentrer toujours dans le même fleuve et jamais dans la même eau, métamorphose de la lumière dans toutes ses gammes inépuisables, puisque la nuit est encore lumière. Cet art pourtant ne corrode pas la liberté de l’aventure. Circé donna à Ulysse l’alternative entre deux routes cruelles. L’aventure des transformations étale la multiplicité sur l’unité, qui est la possibilité de transformer. Le commencement inépuisable ou chaos — sans avant ni après — mais toujours imminent, incessant puisqu’il est la possibilité même de toute mutation. C’est une lumière silencieuse, homogène qui absorbe les gammes ténues de la blancheur polaire, et tient l’imminence du nombre – pur artifice – qui émerge et chante (tonal, atonal, sériel, disjonctif, aléatoire, etc...). Oui, c’est donc vrai, il y a des fleurs arctiques - inexistantes. Nous voici presque prêt à nous sortir du temps, jeu d’apparitions et de disparitions. Baudelaire nous dit (Nietzsche aussi) la force de cette passion, ou voyage métaphysique. « Enivrez-vous ».

Qui pourra nous dire dans le poème quelque chose sur ce « plus alors » ? Peut-être Madame, l’innommée qui précède et qui suit tous les noms. Nous touchons là un horizon qui ne se laisse pas saisir. Il s’éloigne toujours au fur et à mesure où nous avançons, quelle que soit la direction. Peut-être Madame est-elle l’horizon, celui qui se tient ferme dans l’intimité du regard, pas comme l’autre qui est un pur mirage. Mais qu’est-ce que l’horizon? L’aboutissement, la fin, la mort même, la seule plénitude mais sans terme, l’inaccomplissement qui relance le désir à chaque fois accompli. Quoi d’autre qu’une qualité, encore non pensée, de la mort pourrait nous révéler la femme — par elle et pour elle — pleine de « coeur et beauté » ?

La mort masculine suppose l’héroïsme — une agonie. Soit l’agonie de la déchéance insupportable; ou l’agonie serrée dans la décision de mourir — héros ou suicidé. Madame alors ? peut-être est-elle la mort cachée sous la mort, une autre jusqu’ici ou plénitude sans mort. Elle destitue la mort. Son secret traverse la plus grande mutation, celle de mourir. Elle donne le perpétuel présent, donne la mort sans mort, la mort « inagonique ». Donneuse du pas, du passage hors du temps. A l’occasion d’une délectation, elle nous fixe, nous « tue » sans agonie. Pétrarque avait soupçonné ce mystère féminin dans la Laure de I Trionfi, et Pindare dans Ganymède — enlevé à la mort. Ici c’est la mort qui est donnée « non héroïque ». Madame à l’angle du boulevard nous demande une adresse, sourit, doute, parle, scrute le regard et subitement les paroles de l’échange n’appartiennent ni à l’un ni à l’autre. Tout peut arriver avec elle, depuis les phrases les plus ambiguës ou le baiser. Et ce trait nous confie, nous donne la mort, le passage, nous laisse pour toujours dans la pure imminence, le présent réel. Qui sait le secret non encore entendu, de la temporalité que porte avec elle ce passage? Peut-être Madame est-elle la tueuse — pas du tout une « assassine ». La presque sans mort. Mais avec le plaisir en tant que plaisir, tout cela n’était-il pas en jeu ? L’imminence vive, sans besoin de n’importe quel accomplissement ? L’extase, une vivace annulation du changement ? Le testament de Rimbaud nous lègue l’iti’néraire poétique et l’exploration féminine de l’inconnu, nous signale le chaos polaire dans toutes les acceptations du terme — à ne pas confondre avec le châtiment dans la glace, celui de Lucifer chez Dante; et différent aussi de l’hibernation qui retient la vie dans l’attente de vivre. Rimbaud signale une voyance encore occulte du pr sent, donc de la temporalité même. Un présent qui ne s’ouvrirait pas en passé et en futur, mais que soutiendrait l’imminence d’être imminent, comme un rapport qui n’a pas nécessité de « s’accomplir ». Le rapport qui se montre (se glorifie) seulement comme rapport dans la plénitude de soi-même. Mais peut-être ne pouvons-nous dire, jusqu’à l’apparition de la femme qui « vivra pour elle et par elle » avec tout « coeur et beauté» (elle, la tueuse) autre chose que : « en attendant ».